La fabrique de la pensée unique en économie

Il est toujours étonnant de constater l’unanimité d’une majeure partie des “élites” sur les sujets économiques. Le raisonnable, l’efficace, le pragmatique, semblent ne trouver leur réalisation que dans l’extension du marché, la mise en concurrence, la mondialisation, bref, le libéralisme. Mais le témoignage d’un jeune polytechnicien terminant sa formation après avoir suivi toutes les options lui permettant de prétendre au titre “d’économiste” nous permet d’y voir plus clair. 

Alors que des contestations de plus en plus violentes montrent que notre modèle de société est à bout de souffle, celui-ci semble posséder une terrible inertie, comme si nous étions incapables de repenser son fonctionnement. On s’étonne souvent, et tout particulièrement sur ce site, de constater combien nos élites se posent peu de questions sur le bien-fondé de leurs actions. Une part de l’explication réside peut-être dans la manière dont est enseignée l’économie aux futurs cadres de la nation. Personnellement élève de l’École polytechnique, je me suis rapidement détourné des sciences fondamentales pour étudier l’économie. A présent que j’achève ma formation d’économiste, celle-ci me semble avoir totalement manqué ses objectifs.

Organisation du cursus

Pour être conforme à son nom, le Polytechnicien est tenu de toucher à toutes les disciplines avant de progressivement se spécialiser. L’économie n’échappe pas à ce fonctionnement. En première année, après s’être aérés quelques mois l’esprit à l’armée ou en milieu associatif, les élèves suivent un court tronc commun les introduisant à la plupart des matières enseignées dans l’école : physique, mathématiques, informatique, humanités et bien sûr économie. Dans ce cours rudimentaire d’introduction à l’économie enseigné jusqu’il y a peu par Pierre Cahuc, l’élève aura tout juste le temps d’aborder les grands principes de son fonctionnement actuel… juste assez de temps pour qu’il comprenne en quoi le marché libre est optimal sans entrer dans de chronophages remises en question.

En deuxième année les élèves commencent à choisir librement leurs cours à condition qu’il y ait suffisamment de variété. Plusieurs cours d’économie sont proposés : microéconomie, macroéconomie, économétrie et économie internationale. Aucun n’est obligatoire et la majorité des élèves n’en prennent aucun, ne pouvant donc s’appuyer pour comprendre l’économie que sur le maigre cours introductif du tronc commun. Enfin en troisième année c’est l’heure de la spécialisation et nous n’étions plus qu’une douzaine d’élèves à suivre un parcours entièrement dédié à l’économie académique. L’organisation du cursus proclame ainsi que l’économie est une science à part entière, et non pas un sujet de société qui nous concerne tous.

Une science exacte ?

Le trait le plus marquant quand on commence à étudier sérieusement l’économie, c’est la forme calculatoire qu’on lui donne. Les cours se résument bien souvent à une longue série de définitions mathématiques, calculs et graphiques qui brouillent tout sens économique. A l’issue, un théorème tombe qu’il faut apprendre par cœur en vue de l’examen, notamment le premier théorème du bien-être: « Le marché libre avec concurrence parfaite possède une efficacité optimale ». Pas de doute, l’économie veut gagner sa place parmi les sciences exactes. Pour bien saisir cette prétention on peut s’intéresser au fameux Négationnisme économique de Pierre Cahuc, livre où les économistes « hétérodoxes » sont présentés comme des charlatans refusant d’admettre les vérités prouvées par la science économique.

Il me semble au contraire que l’économie n’a justement pas réussi à devenir une science exacte et continue à manquer cruellement de rigueur scientifique. S’il est vrai que les calculs effectués sont exacts, rien n’indique que les hypothèses de départ le soient. Car cette science qui prétend étudier les comportements des agents économiques, qu’ils soient investisseurs, politiciens, consommateurs ou travailleurs, ne s’appuie sur aucune base psychologique solide. Elle se contente de supposer commun à tous la logique qui est celle de l’économiste, c’est-à-dire une logique parfaitement rationnelle, parfaitement informée et – nous y reviendrons – parfaitement matérialiste. Tous les résultats des modèles économiques dominants et enseignés en cours seraient faux si l’une de ses suppositions dépourvues de fondement scientifique s’avérait inexacte.

Pourtant, tandis que d’autres sciences telles que la physique reconnaissent que leurs théories ne sont que des tentatives d’explication, et sont même stimulées par le développement simultané de plusieurs théories concurrentes, l’économie ne reconnait pas la faiblesse de ses axiomes fondamentaux, considérés comme évidents par les enseignants, et n’offre qu’une unique théorie. Lorsqu’il n’existe aucun fondement scientifique aux hypothèses faites, choisir un modèle plutôt qu’un autre relève d’un parti pris idéologique.

La pensée unique

J’ai évoqué plus haut la notion d’une orthodoxie au sein de la communauté des économistes. Et en effet les théories libérales, appelées « néo-classiques », prédominent largement. Sur les dernières années, seulement 5% d’économistes hétérodoxes sont devenus professeurs d’université en France . Pour avoir un aperçu plus parlant de cette doctrine plus religieuse que scientifique, on peut se jeter dans mes cours. Les théorèmes essentiels pour une bonne compréhension du cours peuvent en effet être résumés par : « la mondialisation est optimale, notamment pour les consommateurs qui en sont les grands gagnants », « le secteur financier est d’autant plus efficace qu’il est dérégulé », « les chômeurs retourneraient plus vite au travail si on diminuait leurs allocations chômage », etc…

Prenons la question de la mondialisation qui est caractéristique de ce parti pris. Je vous propose une petite réflexion que l’on ne trouve jamais dans les cours mais qui en emprunte pourtant la méthode : 1/ les biens de consommation étant de plus en plus mobiles, les travailleurs du monde entier sont contraints de se faire concurrence pour obtenir un emploi en produisant au plus bas coût possible ; 2/ le capital étant de plus en plus mobile, les états sont contraints de se faire concurrence pour attirer les investisseurs en diminuant leurs taxes ; 3/ la force de travail et le capital étant détenus par des agents différents, la mondialisation conduit inévitablement à une explosion des inégalités sociales. Ce petit raisonnement me parait à la portée de n’importe quel économiste. Pourtant le cours d’économie internationale se concentre uniquement sur un modèle du début du 19ème siècle, dans lequel les Anglais et les Portugais ont intérêt à échanger du vin contre du textile ; puis à une extension de ce modèle avec une infinité de pays et une infinité de biens échangés… mais toujours pas de mobilité du capital. On conclut inévitablement de ces modèles finement choisis que la mondialisation est bonne pour tous.

D’ailleurs, les cours d’économie ne s’intéressent jamais à la question des inégalités sociales, mais seulement à la question de l’efficacité économique. Aucun modèle en effet ne présente une distinction entre capitalistes et travailleurs, préférant affirmer que le capital est détenu de façon homogène par l’ensemble des travailleurs, à l’heure où la mauvaise répartition du capital est la principale source d’inégalités. Apparemment notre monde moderne ne serait plus divisé entre des travailleurs pauvres et des capitalistes riches, mais seulement entre ceux qui méritent la richesse et ceux qui ne la méritent pas…

Invincible matérialisme

A côté de cette vision libérale de la société, un autre parti pris semble plus profondément enraciné dans les sciences économiques. C’est la conception de l’homme comme d’un agent non seulement parfaitement rationnel, mais surtout très matérialiste. Que les agents soient rationnels et cherchent à maximiser leur bien-être, admettons, mais que fait-on entrer dans cette notion de bien-être ? A priori l’économiste est parfaitement libre d’attribuer aux agents n’importe quelle source de satisfaction, du désir de consommer plus à celui de travailler dans une ambiance sereine, en passant par la volonté de vivre dans une société équitable. Pourtant il semble que seules les aspirations matérialistes soient envisageables.

On remarquera tout d’abord que les entreprises de nos modèles ne recherchent que le profit, une hypothèse d’autant plus inquiétante qu’elle est présentée comme évidente. Il semble impossible de concevoir un entrepreneur seulement désireux de créer de l’emploi, de proposer à faible coût un nouveau service ou de promouvoir des modes de production plus éthiques. Mais le pendant consommateur n’est pas rassurant : consommer plus, travailler moins, épargner pour consommer davantage plus tard… Toute logique de don est impossible, toute idée d’un bien-être partagé est exclue, seule demeure la logique d’un contrat entre requins.

A terme cela détériore sérieusement la façon qu’ont les élèves de raisonner. On se surprend au bout de quelques cours à réfléchir soi-même ainsi, à devenir le parfait agent des sciences économiques, calculant si une heure de travail supplémentaire consacrée à un exposé augmentera suffisamment la note pour être rentable, aboutissant inévitablement à un exposé bâclé là où autrefois on aurait pris plaisir à faire « du beau travail ». Pis encore, on raisonne ainsi avec d’autant moins de scrupule depuis que les cours nous ont montré combien cette logique est optimale lorsque partagée par l’ensemble des agents.

Alors tout est à jeter ?

Je dresse ici un tableau assez sombre des sciences économiques. Pourtant celles-ci ne sont pas dénuées d’intérêt. Savoir poser des hypothèses et dériver le modèle pour en déduire les conséquences pourrait servir à alimenter un débat argumenté sur les questions économiques si le milieu académique admettait davantage de diversité d’idées [1]. De même l’économie empirique, qui met à profit les quantités astronomiques de données disponibles aujourd’hui, a assurément un rôle à jouer en répondant de façon claire à certaines questions précises. A priori la simple analyse objective de données devrait en effet permettre de se débarrasser des biais idéologiques qu’introduit l’économiste. Cependant le chercheur est libre de décider ce qu’il veut analyser et les économistes orthodoxes qui abondent aujourd’hui se gardent bien d’étudier les mauvais côtés de leur libéralisme bien aimé, préférant montrer qu’une augmentation du SMIC a un effet néfaste sur le chômage que de valoriser son apport pour réduire les inégalités sociales ou lutter contre la pauvreté.

Je conclurais donc que l’économie pourrait devenir une force motrice de l’évolution de la société si elle abandonnait sa posture idéologique, si elle remettait sur la table des débats oubliés, sur le devant de la scène des économistes originaux, sous le feu des projecteurs de nouvelles manières de vivre ensemble. En attendant, les cadres de la nation continuent d’être endoctrinés par une pensée unique dont ils auront du mal à se débarrasser. Futurs ingénieurs, financiers, directeurs d’entreprise, administrateurs publics ou associés de cabinets de conseil, pour la plupart ils ne se poseront plus de question sur le fonctionnement de l’économie et, lorsqu’un léger doute leur viendra sur le bien-fondé de leurs recherches effrénées de profit, ils pourront se rassurer rapidement en se souvenant de leurs cours d’économie.

 

PS : On ne peut que vivement recommander la lecture du Manuel d’économie critique [2] édité par le Monde Diplomatique et en accès libre sur internet.

 

[1] http://assoeconomiepolitique.org/wp-content/uploads/manifeste_pour_une_economie_pluraliste-AFEP.pdf

[2] https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_economie_critique/

4 réponses

  1. ROGER DEGORCE dit :

    Je ne suis pas économiste mais voilà la perception que j’en ai.
    Le producteur qui dépose (forcé) le fruit de son travail en banque et garantit ainsi l’emprunt qui lui permettra de réaliser ses projets, permet au banquier d’émettre quelques dizaine de fois plus de faussemonnaie. La couverture bancaire n’exige même pas 10%.
    Cette fausse monnaie inflationniste dévalorise le gain par le travail et encore plus, rémunére exagérément le capital. Cette fausse monnaie alimente la bulle du marché financier de masses de liquidités fiduciaires spéculatives au seul usage des banques et grosses fortunes. Au final le travail, la production ne compte pour rien ou presque dans la puissance financière, tant que cela durera.
    Les entreprises sont le jouet de ces marchés, leurs titres représentant leur capacité à satisfaire les besoins humains, sont appréciés non pas comme tels mais comme mises dans un monopoly. Les outils industriels n’ont pas de valeurs stable, la qualité et Le travail non plus. Les organisations sont restructurée avant même d’être évaluées, seule compte la communication. Restructurer pour la cote boursière, spéculer sur les parts de marché, externaliser à outrance pour la réactivité, racheter regrouper pour rediviser…
    Pendant ce temps là les conditions de l’emploi se dégradent les salariés de mobilisés, peu importe, moins de charges= la bourse monte.

  2. MARICHAL Christine dit :

    Merci mille fois pour cet exposé très clair.

    C’est extrêmement réconfortant de lire ceci, écrit par quelqu’un qui peut se revendiquer expert ou au minimum très éclairé, de par son parcours.

    Je ne suis que simple consommatrice, pas du tout économiste, mais vous écrivez précisément ce dont j’avais confusément le sentiment.

    J’ai beaucoup discuté en mai et juin 2017, dans le cadre des deux campagnes électorales, avec des futurs électeurs de LREM, simples quidams, qui tous ou presque m’ont ressorti cette pensée unique avec application.

    Quels arguments leur avancer la prochaine fois???

    • Un jeune hétérodoxe dit :

      Merci Christine pour votre commentaire très encourageant !
      Voici quelques éléments de réponse que je vous propose, et qui pourraient vous aider à réagir aux propositions politiques ainsi qu’à imaginer des alternatives. Il s’agit essentiellement de faire mieux la part des choses là où l’on a tendance à voir tout blanc ou tout noir.

      – Le tabou de l’intervention publique : Il existe indéniablement aujourd’hui un tabou de l’intervention publique qui peut pousser à des situations absurdes. Ayant peur de perturber le fonctionnement des marchés, on cherche à atteindre les objectifs politiques via des incitations financières auprès des acteurs privés, là où l’Etat pourrait régler le problème tout seul et de façon bien plus certaine. L’exemple le plus parlant est peut-être la suppression de l’ISF censée, selon le gouvernement, permettre aux plus riches d’investir dans l’économie française. Rien ne prouve en effet que nos amis les riches vont utiliser cet argent pour investir, plutôt que pour partir en vacances ou acheter une voiture allemande, et encore moins qu’ils investiront cet argent en France. Je serais personnellement surpris si plus de 30% de cet argent était effectivement investi chez nous, et encore faut-il voir quel genre d’opérations seraient financées avec… peut-être par exemple un de ces dangereux LBO auxquels ce site a déjà consacré un article ? A l’inverse le gouvernement aurait pu employer cet argent à fonder son propre fond d’investissement, étant donc certain que 100% de l’argent serait investi en France tout en pouvant choisir ses projets. Ce cas ressemble d’ailleurs beaucoup aux milliers de milliards d’euros que la Banque Centrale Européenne a injecté dans l’économie européenne pour la relancer, sans s’interroger un seul instant sur l’usage qui en serait fait. On sait aujourd’hui que plus de 80% de cette somme colossale d’argent est utilisée pour spéculer sur les marchés financiers, alimentant une probable nouvelle crise. Cet argent aurait pu être investi bien plus efficacement par la BCE en décidant elle-même quels projets financer, comme le propose par exemple le Pacte Finance-Climat.

      – La taxation dans un contexte mondialisé : Peut-être que le véritable objectif de la suppression de l’ISF est en fait d’inciter les plus riches à rester en France plutôt que de partir à l’étranger, là où ils seraient moins taxés. C’est cette même logique que l’on retrouve à l’origine des rabais de charges salariales que connaissent les entreprises. A vrai dire, ça n’est pas faux, nous sommes effectivement en concurrence avec le reste du monde en matière fiscale et de coûts du travail. Le problème c’est que ce n’est que le début d’une concurrence qui va aller croissante et qui nous mène droit au mur comme je le mentionnais dans l’article : un capital et des dividendes toujours moins taxés, des travailleurs toujours moins payés qui ne peuvent même plus se reposer sur des aides de l’Etat car celui-ci n’a plus de sous, bref des inégalités sociales intolérables. Pour faire simple, si nous ne changeons pas de fonctionnement volontairement, c’est une révolte violente dont les gilets jaunes ne sont qu’une prémisse qui se chargera de changer de système.

      – Le protectionnisme n’est pas l’autarcie : Je fais référence ici à un article du manuel d’économie critique. Face aux problèmes posés par la mondialisation, on voit dans le paragraphe ci-dessus que la logique macroniste d’une France qui prend les devants en étant simplement plus compétitive ne peut ni bénéficier à tous ni permettre de prendre les devants bien longtemps. A l’opposé de cette logique qui se plie aux lois du marché, le protectionnisme consiste à soutenir ceux qui font réellement vivre l’économie française sans chercher un retrait total du commerce international. L’Etat peut être créateur d’entreprises en fournissant les financements initiaux et en assurant les premiers carnets de commande. Il peut aussi soutenir le « made in France » en exigeant que l’origine des produits soit indiquée clairement. Il peut enfin aider ses citoyens à sortir de la dépendance au pétrole importé, en les accompagnant dans cette transition, et en faisant de la France un leader mondial des énergies renouvelables… Bref, de nombreuses possibilités que l’on passe sous le tapis par peur de prendre ses distances avec une mondialisation vue comme l’alpha et l’oméga de la réussite économique. On pourra achever de se convaincre en songeant que ce même pays qui semble nous inonder de ses produits, la Chine, pratique activement cette politique.

      Voilà quelques idées centrales, il y aurait beaucoup d’autres choses à dire bien sûr. Je vous invite à nouveau à jeter un œil au manuel d’économie critique qui pourra en dire bien plus que moi !

  3. theuric dit :

    Bonjour Monsieur et bonne année,
    Une amie m’appelait le “petit lutin” (je ne suis pas si petit que cela), permettez-moi donc qu’en tant que tel j’émette quelques idées de mon cru.
    Je vous propose en 4) une suite cohérente de votre démonstration:
    La baisse continuelle des émoluments des populations, la paupérisation des classes-moyennes et les hyper-productions monétaires mène à l’arrêt plus ou moins rapide de l’ensemble du système économique international par l’impossibilité de vendre les objets manufacturé produit et par la disparition des valorisations spéculatrices monétaires par celle de leurs acteurs.
    Puis un cinquième:
    L’arrêt de fonctionnement de la machinerie économique globalisée génèrera celui du commerce international mettant chaque pays au-devant de difficultés égales aux manques crées par cette cessation du commerce international, routier, maritime et aérien, dedans les pays non auto-suffisant.
    Enfin un sixième:
    L’impossibilité de se fournir de l’essentiel par importation (nourriture, médicament et autres) mènera dans chacun des pays à une morbidité égale à l’âge moyen de ses habitants.

    Valeur d’une monnaie : la valeur nominale d’une monnaie est proportionnelle à la richesse présente, potentiellement future et des réserves d’état faites de métaux précieux, or, argent, platine, du pays émetteur, au regard de la quantité qui en est conçue sous quelle que forme que ce soit.
    ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/archive/2016/09/16/troisiemes-aphorismes-et-quelques-billevesees-5848694.html )

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