Témoignage d’un ex-HEC : des cours nuls pour devenir socialement inutile

Je fais partie de ce qu’ils appellent « l’élite de la nation » : je suis diplômé d’HEC. Pourtant, je m’applique à le cacher soigneusement à tous les gens que je rencontre ; non seulement je n’en tire aucune fierté, mais j’en ai même un peu honte. Il y a l’image peu flatteuse des HEC qui contribue à mon désir de dissimulation… Mais je crois que ce dont j’ai le plus honte, et ce qui m’a le plus frappé à HEC, c’est la nullité des cours.

Quand j’étais au collège et au lycée, j’ai eu la chance de rencontrer quelques très bons professeurs : en français et en philosophie, par exemple… Or, à HEC, les cours de finance, de contrôle de gestion, de marketing stratégique, de théorie des organisations m’ont systématiquement été délivrés sans passion par des professeurs peu concernés.

Je n’en veux à aucun d’entre eux personnellement : je ne crois pas que leurs qualités personnelles soient en cause. J’ai identifié trois raisons à la nullité des cours à HEC :

1/ L’héritage.

L’objet des « grandes écoles » françaises n’est pas de former des personnes pour les instruire ou les faire grandir, mais de perpétuer le bon fonctionnement d’un réseau d’héritiers. Ce terme, héritiers, je l’emprunte à l’étude du sociologue Yves-Marie Abraham Du souci scolaire au sérieux managérial, ou comment devenir un HEC, qui note « tous les élèves interviewés en fin de première année nous ont spontanément assuré qu’ils avaient le sentiment d’avoir « régressé » ou « beaucoup perdu » sur le plan de leurs capacités intellectuelles, depuis leur arrivée à HEC ». Il explique ensuite qu’HEC est une école où l’éducation passe bien après la transmission des positions sociales ; cette affaire d’héritage, je l’ai constatée moi-même.

2/ L’absence d’intention pédagogique.

La direction d’HEC n’a que faire de la pédagogie. Le job de directeur d’HEC ne consiste pas à recruter les meilleurs professeurs. N’importe quel élève diplômé peut d’ailleurs postuler pour enseigner en première année, après avoir travaillé seulement deux ou trois ans en entreprise, et sans aucune expérience pédagogique. Mais alors, que fait la direction d’HEC ? Elle se préoccupe essentiellement d’améliorer le rang de son école (le fameux ranking) dans les classements internationaux, qui obsèdent le Point et l’Express une fois par an, et leurs lecteurs parents d’élèves. Dans ces classements, la qualité de l’enseignement est tout à fait accessoire, elle importe beaucoup moins que le « salaire de sortie » des diplômés (souvent bidonné, d’ailleurs). Les entreprises recrutent des HEC parce qu’ayant réussi le concours d’entrée, ils sont présumés brillants ; jamais vous n’entendrez un DRH vanter les qualités pédagogiques de l’école.

3/ L’absence des « Pourquoi ? »

HEC délivre un enseignement technique. Comment construire un compte de résultat ? Comment analyser un bilan ? Comment évaluer des risques business ? Comment faire un montage fiscal astucieux ? Et ainsi de suite. Le mot « Pourquoi ? » – que j’espérais entendre durant mes études dites « supérieures », pour m’aider à habiter ce monde – n’aura jamais été prononcé dans l’enceinte d’HEC. HEC vous apprend des techniques de gestion et rien d’autre. Ces techniques, les étudiants les mettent ensuite au service d’actionnaires via les entreprises privées. Peu de diplômés – mais de plus en plus, et c’est cela qui est intéressant – choisissent de les mettre au service de causes plus nobles : acteurs de l’économie alternative, coopératives, mutuelles, ONG, lobbies militant pour un autre système économique et social, etc. Cette tendance du « Pourquoi ? » grandit lentement, mais compte tenu des critères de la concurrence internationale entre business schools (le salaire de sortie et le salaire à 5 ans, démesurément plus élevés dans le privé que dans l’économie alternative…) je doute que la direction d’HEC souhaite l’encourager.

Aujourd’hui, je me rends compte que mon savoir d’HEC est pauvre, sans prise sur le réel, et que je ne me pose pas assez de questions essentielles. En pleine crise sanitaire, je réalise surtout que l’utilité sociale d’une infirmière ou d’un brancardier – tous deux sous-payés – est très largement supérieure à la mienne. C’est une évidence. Que je rapporte un peu plus ou un peu moins d’argent à la BNP ou à McKinsey n’a aucun intérêt social (je ne parle même pas des impacts négatifs…) Le jour où tous les HEC, X et autres « élites de France » s’en rendront compte, le jour où les étudiants se poseront la question de leur utilité sociale avant celle de leur futur salaire, nous pourrons renverser la table dans les écoles, les réseaux professionnels, les entreprises et les ministères.

Renverser la table partout où nous avons un peu de pouvoir : c’est justement notre mission en tant qu’Infiltrés.

Un HEC infiltré

 

16 réponses

  1. Jean dit :

    Après la prépa, les cours sont un choc, tellement c’est léger et c’est la glande dans les Grandes Ecoles.

  2. Yves dit :

    Bonjour,
    Heu, d’abord petite rectification, peu important mais pas inutile.
    HEC ne permet pas de faire partie de l’élite de la nation (c’est ce qu’on vous fait croire).
    En Sciences po, ils ont le même discours.
    Non cela permet d’être derrière la porte qui ouvre l’accès à l’élite de la nation: l’ENA.

    Malheureusement, toutes les formations HEC ou Sciences Po ne permettent pas d’ouvrir cette porte.
    Suivant le HEC suivi soit tu deviens diplômé des Hautes Etudes en Conneries, soit tu passe par la case départ, tu touches 20000€ et tu rentres à l’Ecole Nationale des Ânes.
    Maintenant tu as d’autres voies pour rester toi-même, on peut lister:
    ESSEC, EDHEC, SUPELEC, EM, MINES, ENS, sans oublier bien sûr la meilleure: Polytechnique.
    Mais j’oublie certaines universités.
    Le plus important c’est le savoir faire, et non le savoir dire.
    Une culture générale bien documentée est supérieure à tous les diplômes.

    Cela me fait penser à Claudie Haigneré qui, à un certain moment où sa tête était restée dans les étoiles affirmait être à BAC +34.
    Je me demande bien quel diplôme on délivre après BAC 34.
    Peut-être a-t-elle fait son DEUG en 34 années, mais qu’elle ne s’en est pas aperçue; ou bien 30 ans de postdoc, ce n’est pas très valorisant non plus.
    Allez, fonce, crois y et dis toi bien que tu trouveras toujours des plus des cons et des moins cons sur ta route.
    Mais en résumé, on et toujours le con de quelqu’un.

    • GEORGET dit :

      « Maintenant tu as d’autres voies pour rester toi-même, on peut lister:
      ESSEC, EDHEC, SUPELEC, EM, MINES, ENS, sans oublier bien sûr la meilleure: Polytechnique. » Je suis pas sûr d’avoir compris. Je suis à l’EM et je peux vous dire que c’est exactement la même soupe qu’HEC, le prestige en moins : la jeunesse bourgeoise parisienne débarque en province et doit trouver à s’occuper avant d’entrer en fusion-acquisitions, aucune curiosité intellectuelle. Toutes les écoles de commerce française sont marquées par le même vide.

  3. John Doe dit :

    Je suis prof (adjunct) d’entrepreneurship en master dans une université connue de New York. Je suis le rare entrepreneur du programme dans les adjunct. Le rare qui est crée, développé et vendu des entreprises. Le patron du programme n’a jamais fait une entreprise de sa vie. Il a juste un beau MBA d’une Ivy League. Heureusement, on fait venir des entrepreneurs pour faire des conférences aux étudiants. Au moins, ils apprennent de ceux qui font.

  4. Yves dit :

    Bonjour, je vais préciser ma pensée.
    En retraite depuis 12 ans, maintenant, il se peut que j’ai perdu le fil de l’actualité.
    Avant de partir en retraite, j’ai rencontré, embauché des jeunes diplômés (moins de 35 ans) dont c’était la première expérience.
    Oui, ils avaient la grosse tête en sortant des écoles, mais non ce n’était pas un handicap.
    Mon rôle, trouver le candidat qui avait le potentiel évolutif le plus important.
    C’et à dire que l’école (n’importe laquelle) doit former des têtes capables de penser et d’agir.
    Mais si la formation pour l’ensemble des G.E. est correcte, il n’y a pas d’homogénéité dans le résultat. De plus, les G.E. oublient et c’est très dommageable pour les entreprises, qu’un projet peut très bien se projeter sur 5 ans, 10 ans voire plus. .
    Cela les écoles ne savent pas le faire. Elles apprennent à leurs élèves l’analyse pour un résultat immédiat.
    Comme me’la dit, un jour, un entrepreneur amércain: « ton projet il est bon, mais si je ne récupère pas mon investissement dans les 2 ou 3 ans max, je ne peux pas suivre. Le money tourne plus vite et pas question de bloquer des sommes aussi importantes si la sortie du tunnel n’est pas lisible avant le début.
    Ton profit sera la part de ce que tu me garanties dans 2 ans.  »

    Certaines G.E. vont un peu plus loin dans cette formation qu’est la durée d’un projet.
    Je me souviens du démarrage du chantier de l’E.P.R. , les ingénieurs de chez Bouygues, qui venaient sur le chantier, n’arrivait à situer la sortie de chantier et surtout la fiabilité du projet et donc de l’EPR à Flamanville (près de Cherbourg)
    Il est dur pour un jeune diplômé de prendre un projet d’un dossier, suivre le chemin que les prédécesseurs ont bâtis, continuer sur cette voie sans oublier de noter les nécessaires évolutions à effectuer tout en sachant que les réalisations et les préconisations faites seront assurées (ou pas) par les successeurs.

    Que doivent attendre les étudiants de leur formation:
    -être capable de se projeter dans le temps et dans la durée.
    -être capable de globaliser un projet
    -bien maîtriser le sujet et ses aspects

    La formation doit apporter cela à l’étudiant.
    Maintenant le rôle de l’utilité sociale, l’étudiant, le jeune diplômé doit le trouver dans sa quête de ses projets personnels qui devraient correspondre aux objectifs de leur entreprise.
    Être écologiste militant et travailler dans l’extraction du pétrole a quelque chose d’incongru.
    Trouver sa voie et foncer, les portes s’ouvriront. Si vous avez des états d’âmes, peut-être l’école y est pour quelque chose, peut être les choix que vous avez faits le sont également.
    Ne doutez pas, vous êtes formé pour cela; écoutez les différents points de vue, vous n’êtes pas formé pour cela.
    Les prépas n’ont qu’un seul but, faire de vous des bêtes à concours, riend’autres.
    Aussi, il me semble normal que les programmes des G.E. vous semblent vides.
    A vous aussi de fare en sorte d’aller plus loin que ce qui est demandé.
    C’est vrai que certaines écoles forment mal les étudiants, et elles sont connues.
    Le conseil que vous pouvez donner à ceux qui vous suivent c’est d’éviter certains pièges.

  5. Nicolas dit :

    Bravo à l’infiltré pour sa clairvoyance …….
    Par contre comme pour beaucoup de nos râleurs nationaux , aucun mise en cause de sa propre personne .
    « Ils sont nuls pour moi qui suis parfait » .
    Chacun peut avoir son opinion sur la qualité des cours , maintenant si on est plus intéressé par le niveau intellectuel des cours , il ne faut pas faire d’école de commerce et donc pas de prépa commerce .
    Au lieu de parler de reproduction des élites , il faudrait s’interroger sur le pourquoi de ses propres choix .
    Ou plutôt sur ses propres non-choix : lorsqu’on intègre HEC cela signifie clairement que l’on a fait qu’un seul choix structurant depuis sa plus tendre enfance : « Prépa Ingénieur ou Prépa Commerce pour les plus scientifiques » , « Sciences Po ou Prépa Commerce » pour les « économiste » , « Prépa Commerce ou Khagne pour les plus littéraires.
    Le mérite d’ HEC pour l’Infiltré aura été de lui faire pousser un cerveau critique, inexistant jusque là malgré certainement de très bonne notes en philo .
    Au moment du choix de l’école : patatra ! fini les beaux discours tenus lors des entretiens : si j’ai HEC je vais à HEC , si je n’ai pas HEC mais l’ESSEC je vais à l’ESSEC ! Pourquoi ? Mais parce que si tous le monde le fait depuis 100 ans c’est qu’ils doivent savoir pourquoi . Ben justement pourquoi ? Mais parce que tout le monde l’a fait avant eux …..
    Preuve que les cours de prépa ne sont pas si excellents que cela ; en particulier celui de philo, tant apprécié, et que notre infiltré ferait mieux de s’auto analyser sur ses mécanismes de choix plutôt que de dauber sur un système qu’il a lui même contribué à perpétuer.

    • L'auteur dit :

      Nicolas,
      Je suis l’auteur. Savoir pourquoi je me suis retrouvé à HEC est une autre histoire, que je peux vous raconter : à 16 ans et demi, en terminale, on m’a demandé de faire des choix d’études. Je voulais être écrivain et instituteur. Mais comme j’avais de bonnes notes, on m’a fait savoir qu’ « écrivain n’est pas un métier » et que je pouvais faire une prépa. « On », c’est à la fois mes parents qui s’inquiétaient de mon avenir et le corps professoral de mon lycée, préoccupé par les statistiques de sortie qui déterminent le classement du lycée (plus d’élèves en prépa et en médecine, c’est mieux pour la réputation du lycée). J’ai opposé une certaine résistance mais à 16 ans et demi, il est difficile de tenir face à l’alliance de ses parents et du corps enseignant.
      Je trouve assez agressif et déplacé de me reprocher mon manque de discernement à cet âge-là, je vous assure que je me posais beaucoup de questions. Le système scolaire français est ainsi fait qu’il met beaucoup de pression sur les épaules d’adolescents, auxquels on impose de faire des choix décisifs trop tôt. Ce sont rarement leurs choix, en réalité.
      Bien à vous

      • Yves dit :

        Nicolas,
        J’ai lu avec attention votre déclaration et celle-ci me ramène quelques années en arrière, alors que mes 3 enfants devaient aussi faire des choix.
        J’ai toujours dit à mes enfants que le choix des études, du métier et donc de la vie ne devait pas être pris rapidement.
        Leur intérêt était de trouver leur voie au fur et à mesure de leur apprentissage et de leur découverte.
        Aussi quand après le bac, ils ont dû faire un choix, je ne suis intervenu que pour appuyer leur propre choix.
        Pas de prépa, pas de « grandes écoles », simplement le choix de continuer leur apprentissage.
        L’un choisit fac de droit et a continué jusqu’au doctorat, avocat, juriste spécialisé en droit des brevets.
        Le second choisit fac de sciences biologie pour obtenir son doctorat, puis ENPI à Strasbourg pour droit des marques, il est aujourd’hui agréé à la cour européenne en droit des marques.
        Le troisième choisit fac de sciences de l’ ingénieur, puis après la licence, école de l’aviation civile avec spécialisation en certification aéronautique.
        Ils ont pu choisir leur voie, parce que leurs parents sont restés solidaires avec eux.
        Pour la défense de vos parents, Nicolas, le métier de parents est le seul métier au monde où il n’existe ni école, ni guide.
        C’est un métier qui s’apprend en direct, et le droit à l’erreur n’existe pas. Qui plus est, les parents reçoivent la même pression de la part du système. Ils sont coincés dans leur choix et n’ont comme référence que ce que l’éducation nationale leur présente. Bien qu’ils soient en partie responsable des choix effectifs de leurs enfants, ils ne sont pas coupables de ce choix.
        Le plus grand problème de notre société est que le résultat de l’enseignement reçu par les enfants ne peut que s’analyser que 20 ou 30 ans plus tard.
        Reste à ces enfants devenus adultes de reporter ou non l’éducation qu’ils ont reçus.
        C’est un éternel recommencement.
        En vous souhaitant de réussir votre vie telle que vous pouvez l’imaginer, tout en ayant conscience que cette projection peut ne pas se réaliser.
        Bien à vous.

      • Sébastopol dit :

        J’aimerais beaucoup échanger avec l’auteur,
        Le seul commentaire pertinent que j’ai pu lire est celui de Nicolas, même si il est un peu offensif envers l’auteur et qu’il ne prend pas en compte sa jeunesse lors de la décision de choisir son parcours professionnel.
        Yves, bien évidemment que vous défendez ce système et accourez à son chevet si on lui fait la moindre critique pensant qu’il a besoin de vous encore pour être rassuré. Vous l’avez créé. Les GE forment les élites de demain, on vous a fait croire que c’est l’ENA.
        Mon commentaire est pour prendre contact avec l’auteur.

  6. Mike dit :

    Pour ma part, l’article au contraire montre que les écoles ont compris.
    La théorie ont peu l’avoir partout. un réseau, être dans une association etc…. les écoles encouragent cela et mettent les moyens. ça c’est important.
    interactions sociale.
    Le savoir être ne s’apprend pas en cours mais dans les associations, activités externes. etc…

    Pour info, j’ai fait l’université. Et c’est ce qui manque à la FAC. ils ont surement changé depuis??

    Certes l’outil ne fait pas un bon ouvrier mais c’est mieux de démarrer avec un bon outil qu’avec du mauvais outil.

    Et le pourquoi, moi je vois plus le fait que l’auteur de l’article n’a pas trouvé sa vocation.
    Si les ONG s’est mieux fait le. si médecin c’est mieux passe le concours. Beaucoup aurait aimé être à sa place. aurait aimé avoir ce réseau. Mais n’ont pas pu pour X raison.

    Certes il faut évoluer. il faut plus de diversité. il faut que c’est écoles évoluent. mais de la a cracher dans la soupe.

    • Mike dit :

      Pour ma part, Je trouve que l’article au contraire montre que les écoles ont compris.
      La théorie on peut l’avoir partout. Être dans une association, se consacrer à autres choses que scolaire, etc…. les écoles encouragent cela et mettent les moyens. ça c’est important.
      En effet, cela développe le réseau, les interactions sociales, l’esprit de corps.
      Le savoir être ne s’apprend pas en cours mais dans les associations, activités externes. etc…

      Pour info, j’ai fait l’université. Et c’est ce qui manque à la FAC. Ils ont surement évolué depuis.

      L’outil ne fait pas un bon ouvrier mais c’est mieux de démarrer avec un bon outil.

      Le ranking? Cela ne doit pas forcement être un but absolue. Mais si l’école etait mal classé. Est ce que vous auriez choisie cette écoles? doit on revoir les critères de notations? surement.
      Tout est ranking, c’est à chacun de faire la part des choses et de décider si on est en accord ou pas.

      Et le pourquoi? moi je vois plus le fait que l’auteur de l’article n’a pas trouvé sa vocation.
      Si les ONG s’est mieux, fait le. Si médecin c’est mieux, passe le concours. Si une entreprise nous plaît pas, change. On peut toujours changer à n’importe quel moment. Beaucoup aurait aimé être à sa place. Mais ne pouvait pas.

      Certes il faut évoluer. il faut plus de diversité. il faut que ces écoles évoluent. mais de là à cracher dans la soupe.

  7. N770 dit :

    J’en suis sorti en 1997. C’était déjà de la merde, et l’archétype du professeur d’HEC est sans aucun doute Jean-Marc de Leersnyder. Cette parfaite nullité enseigne à peu près tout, sans avoir jamais travaillé de sa vie en dehors d’un campus. Si vous êtes héritier, et j’en ai connu plusieurs, tant mieux pour vous, on vous refilera les clés de la boîte et votre diplôme évitera quelques grincements de dents en vous apportant une petite légitimité. Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez toujours lécher les babouches des héritiers (et j’en ai vu faire), ça vous apportera sûrement une carrière de cireur de pompes. Et enfin, si vous en avez dans le pantalon, réussissez le concours, intégrez, puis barrez-vous immédiatement en leur laissant leur diplôme et montez votre entreprise.

  8. YVES LE QUERE dit :

    Je reprends la plume suite aux différents messages.
    Le grand mal de notre société est l’uniformisation des formations .
    Et l’ENA en est l’archétype.
    Ce qui sauvera notre jeunesse, notre pays c’est bien la diversité des formations, qui au lieu d’être concurrentes doivent être complémentaires.
    Ce n’est pas notre génération, qui a pourtant produit ce système, à la retraite ou y arrivant qui pourra changer quoique ce soit. Ils n’en n’ont plus le pouvoir
    La nouvelle génération, les 40/60 ans,ne pourront que modifier ce système.
    C’est aux héritiers (les 20/40 ans) de le faire.
    Une grande marche à passer, mais ce sera le prix à payer.
    De nouvelles valeurs, autres que que pouvoir et l’argent, doivent émerger.
    Le danger viendra de l’I.A. qui en est encore à des balbutiements.
    Mais pour changer la société il faut changer les hommes, dans le respect et la dignité des anciens.
    Voilà l’enjeu de votre génération.

  9. YVES LE QUERE dit :

    P.S.
    Je n’ai jamais cautionné l’ENA, Méme si à la fin de seconde guerre mondiale il fallait former rapidement l’élite de notre nation.

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